Art de vivre au Québec
Quartier chinois à Montréal
vérités ou inventions
Dans les années 1940
Mes souvenirs du quartier chinois de Montréal remontent à ma petite enfance. Mon père nous amenait, en famille, au restaurant "Chez Jasmine", qui
n'existe plus depuis peu.
Rien que d'y penser, des odeurs et des saveurs me reviennent à la mémoire comme autant de bagages heureux.
Le dimanche 12 septembre, 1999, photo 990912/04.
étal sur le trottoir de la rue Saint-Laurent
Dans les années 1940, au restaurant, des légions de serveurs, d'une exquise courtoisie, nous accueillaient en courbettes et mimiques, tout en nous assignant une table.
Il n'y avait que des hommes, sans âge, très très vieux à mes yeux. Nul ne semblait comprendre le français, ni même l'anglais. Mon père acceptait le menu qu'on nous suggérait, par signes.
Les gens ne sourient plus
Toujours aussi fascinant et intéressant à explorer, le quartier chinois de Montréal d'aujourd'hui accueille les visiteurs sans chaleur. Dans la rue, les restaurants et les commerces, des comportements de gens pressés remplacent les sourires d'autrefois.
Le dimanche 12 septembre, 1999, photo 990912/06.
les gens ne sourient plus, rue La Gauchetière
À tous les comptoirs, la plupart des commis s'expriment ou baragouinent en anglais, comprennent quelques mots de français, mais ne le parlent pas volontiers.
Sous le regard des asiatiques
Ce que j'en sais, les chinois en particulier et les asiatiques en général détiennent la certitude de la supériorité de leur intelligence sur tous les peuples de la terre.
Le dimanche 12 septembre, 1999, photo 990912/02.
fruits et légumes aux formes nouvelles piquent ma curiosité
rue Saint-Laurent
Montréal
De plus, les critères de culture et d'esthétique des occidentaux ne tiennent pas le coup au regard des asiatiques. Pour eux, nous sommes ignares et laids, nous avons de gros yeux, la peau flasque et transparente !
Préjugés vrais ou inventés
Je reviens dans le quartier chinois presque chaque fois que je passe à Montréal. Je regarde évoluer cet espace exotique où je me procure des produits introuvables ailleurs au Québec.
Le dimanche 12 septembre, 1999, photo 990912/06.
au restaurant
c'est à peine si on ne nous dit pas :
tâchez donc de savoir ce que vous voulez
Je chasse de mon esprit les préjugés vrais ou inventés. Le quartier chinois de Montréal offre tant à découvrir, comprendre et peut-être à conquérir ?
en écrivant ces lignes
je trouve
sans les avoir cherchées
les racines de mes influences artistiques
mes affinités avec l'encre de chine
l'aquarelle ou peinture chinoise
les lignes dépouillées
le papier de riz