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La veille de tes 80 ans,
je pense à toi madame ma mère
et je tente de mon mieux
de nous encourager toutes les deux.
Ça va un peu mieux entre nous deux ;
juste une petit peu mieux.
Mais je me dis
il ne faut pas lâcher.
Depuis 60 ans que ça tiraille,
faut prendre le temps
de r'virer de bord les vieilles,
si vieilles, habitudes.
Elles remontent à la surface
aussi sûrement que la crème sur le petit lait.
Mais la crème ne peut pas
remonter sans le petit lait.
Je pense à toi, je pense à nous.
Je pense à nous tous,
la veille de tes 80 ans,
madame ma mère.
J'ai 60 ans maman !
Saint-Prosper-de-Champlain
le mercredi 11 avril 2001 Note : à la
demande de Joël Bertomeu, je lis ce texte dans le documentaire
En mal de mère |