Mauricie, Champlain (municipalité),
chemin du Roy (697, rue Notre-Dame, route nº
138), décorations d'Halloween, le dimanche 26 octobre 1997, photo 971026_04_950.
Mauricie, Champlain (municipalité), chemin du Roy (rue Notre-Dame, route nº
138), décorations d'Halloween, le dimanche 26 octobre 1997, photo 971026_05_800.
Maxime Caron, 11 ans, découpe son potiron comme son voisin, Guy Poirier, le sculpteur de citrouilles, la teinture rouge dégoulinante est de son cru
L'Halloween autour du 45º
Fin octobre, au Québec, après les rouges de l'automne, avant les blancs de la
neige, entre les saisons, il ne reste que les ocres délavées et les ors parcheminés pour jouer avec la lumière.
Mauricie, Champlain (municipalité), chemin du Roy (rue Notre-Dame, route nº
138), décorations d'Halloween, le dimanche 26 octobre 1997, photo 971026_03_800.
maïs - citrouilles - feuilles mortes
près du trottoir - un épouvantail sur un banc
Épouvante
Dans nos villes et nos villages, dans la vallée du fleuve Saint-Laurent, la météo parle déjà de risque de gel au sol, de neige fondante en montagne.
Chaque année, en octobre, sur le
chemin du Roy, à Champlain, quelques citoyens rivalisent de créativité et donnent au village un air d'Halloween.
Avant de s'emmitoufler pour l'hiver, les sorcières donnent un dernier coup de balai, les fantômes épouvantent les âmes une dernière fois.
Mauricie, Champlain (municipalité), chemin du Roy (rue Notre-Dame, route nº
138), décorations d'Halloween, le dimanche 26 octobre 1997, photo 971026_02_800.
Fête des bonbons
Les maisons décorées invitent les enfants. Les monstres de l'Halloween quêtent de porte en porte, répétant la main tendue :
« Toc toc toc, la charité pour l'amour du bon dieu ».
Les enfants reviennent au foyer avec des tonnes de bonbons. Il faudra des jours et de jours pour les trier, les échanger, en manger, en donner et finir par les oublier
.
L'horreur
Les véritables horreurs de l'Halloween pullulent : sacs à ordures oranges, citrouilles, fantômes et sorcières en plastique bas de gamme. À Champlain, comme ailleurs, le pire côtoie le meilleur.
Des familles gardent les traditions. Papa, maman, enfants, découpent une citrouille, inventent des décorations et des déguisements à même les trésors des greniers.
Dans les coffres des grands-mères, on trouve encore un chapeau à voilette, un châle, une robe de débutante, les culottes de chasse ou l'habit de noce de pépère.