Jusqu'à l'été 1996, une grange aux dimensions d'une église, bouchait la vue des levers de soleil, de ma maison. Construite il y a plus de cent ans par un nommé Fiset, ce bâtiment mesure 110 pieds de long par 28 de large.
Dimanche 31 mars 1996, 05h45. Photo 960331/3.
les photos de cette page illustrent une étape dans la démolition de la grande grange
À côté, une deuxième bâtisse mesure 40 pieds de long par 28 de large. Cette dernière subsiste, elle abrite des machineries agricoles.
De 1935 à 1975 environ, la grande grange sert d'étable pour 10 à 12 vaches laitières, 5 à 6 taurailles, deux chevaux, deux agnelles et leurs agneaux.
Dans le pignon, dans la tasserie, le foin engrangé nourrit les animaux attachés et enfermés pour l'hiver. L'été les bêtes paissent dans les champs.
Dimanche 31 mars 1996, 05h45. Photo 960331/1.
Trois lards se partagent une shed séparée. L'habitant les achète petits au printemps, les engraisse jusqu'aux Fêtes. Il conserve un porc pour nourrir sa famille et vend les deux autres.
« ...des chiens venus de voisins de l'autre rang partent après les agnelles et leur quatre petits
les brebis et leurs agneaux effrayés courent jusqu'au ruisseau Gendron s'y lancent et s'y noient»
«C'est un ruisseau plein de trous. Un boutte on peut traverser à sec et d'autres bouttes on a de l'eau par-dessus la tête. C'est là que j'ai perdu mes moutons. J'en ai pu jamais gardé après.»
Propos recueillis le 16 février 1999, à Sainte-Anne-de-la-Pérade de Léo Ébacher, 90 ans. Natif de la maison voisine, monsieur Ébacher achète la terre, la maison et les dépendances, dont ces granges, à son mariage, en 1935. Avec sa famille, il vit des travaux de la ferme durant près de quarante ans.