ACCUEILnichole@ouellette001.com

Dernière page éditée, dernière mise à jour

ouellette001.com

GALERIE D'ART ART DE VIVRE AU QUÉBECPAPIERS PEINTSRACINES ET SENTIERSREGARDS DES PETITES PERSONNESQUÉBEC EN PHOTOS


46° 34' 30.3" N - 72° 16' 45.0" O, Mauricie, MRC Les Chenaux
Saint-Prosper-de-Champlain, Cordon d'en bas, 07:02 le vendredi 26 août 2011, photo Cordon_d_en_bas_001_950.

Nichole Ouellette

présente

Saisons

Printemps, cerisiers, ours
Printemps, eaux de fonte
Printemps, eaux de fonte
Printemps, grand ménage
Printemps, temps des sucres
Été, matin
De juin à août, les foins
Été, la fin
Automne, novembre
Hiver, givre à la fenêtre
Hiver, givre au sol
Hiver, le froid
Hiver, glaces et calcaires
Hiver, le Nord, le froid
Hiver, neiges, neiges
Hiver, pluie verglaçante
Hiver, poudrerie
Hiver, redoux, gels

Médecine et santé
Fièvre des foins

Regards des petites personnes

Mon chien

Des renards

ouellette001.com

Accueil
Art de vivre au Québec
Info et services
Photos 1280 px et +
Québec en photos
Racines et sentiers
Regards d'enfants
Dernière page éditée

CHRONIQUE HEBDOMADAIRE

Art de vivre au Québec
Saisons De juin à août, les foins

Temps des odeurs

Bien qu'il préfère se souvenir du temps des récoltes, André Cloutier, 82 ans, me raconte la tradition orale transmise par son grand-père, son père et des faits de sa vie active.


Photo Hervé L. Cossette, Saint-Narcisse, comté de Champlain, Québec, collection Lucienne Cossette Lafontaine.
Saint-Narcisse, 1937

Joseph Pierre Cossette et la petite faux chez son fils Odilon.

Avant de faucher le foin, la petite faux servait à détourer les levées de fossés et les clôtures. Ça empêchait les mauvaises herbes, les arbustes et les arbres de pousser. Aujourd'hui, ça ne se pratique plus, on voit partout des petits arbres pousser entre les clôtures et les champs de foin, sinon, ils utilisent des produits qui font mourir ces arbres là, le long des chemins. Ils empoisonnent les terres et l'eau.

André Cloutier poursuit :

André Cloutier remonte jusqu'aux années de la colonisation, il affirme presque dans un cri :

-« les gens n'avaient pas d'argent ! »

Dans ce temps là, on n'avait pas grand de terre il fallait avoir tout le terrain qui se cultivait. Ensuite de ça, on avait un petit râteau qui avait des dents de bois, on ramassait ce qu'on avait fauché à la petite faux. On mettait le foin en botte et dans la voiture qui passait, de là l'origine des bottes de foin.

Anthyme et Jean-Louis Cossette

Photo collection Irène Cossette, Saint-Prosper-de-Champlain, Mauricie.
Selon les régions et les années, le temps des foins s'étale de juin à août.

Les colons ramassaient tout ce qu'ils pouvaient. Au village, certains qui n'avaient pas de terre gardaient un poulailler d'une quinzaine de poules. Pour les nourrir, ils demandaient aux cultivateurs la permission de ramasser les grains laissés sur le champ par les moissonneuses.

C'était ben d'l'ouvrage

À la fin des semences, des foins, des récoltes, un cultivateur qui voit à son affaire nettoie toutes ses machines pour l'année d'ensuite.

Mil du trèfle et du chiendent, quand les grains du mil deviennent bleus, c'est le temps des foins.

On se dépêchait pour faucher, faire le ménage dans la grange, voir si la fourche était correcte, les poulies, quand le foin était bon à entrer, on était prêts.

La nourriture pour les animaux, faut que ça se ramasse parce que si t'en avait pas t'avait rien pour les vaches, les chevaux, les moutons pour l'hiver. C'était ben d'louvrage.


Champ près du Veugle, Saint-Prosper-de-Champlain, le mercredi 28 juin 2000, photo 00626/23a.
Quand on rentrait du bon foin on était heureux, mais quand on rentrait du mauvais foin, on était malheureux.

C'est encore pareil aujourd'hui même si les machines sont différentes. C'est le jugement de l'homme terrien qui juge si le temps des foins est arrivé. Il faut qu'il compose avec la température, faut pas qu'il aille faucher quand il mouille à boire deboutte. La cueillette du foin demande beaucoup de connaissances qui viennent avec la pratique.

Les faire d'aplomb

Les gens avaient des familles de 12- 15 enfants, les hommes se remariaient deux ou trois fois, les femmes mouraient en couches. Dans ce temps là si une femme n'était pas en famille au bout de 9 mois, les curés les regardaient de travers. Avec la religion, c'était défendu d'empêcher la famille.

Dans ma génération c'était encore défendu, moi j'ai dit au curé si vous étiez marié pendant 10 ans avec la même femme et qu'elle avait 10 enfants vous changeriez d'idée.

Quand une jument poulinait on l'amenait à l'étalon au bout de 9 jours. Quand une femme accouchait on faisait pareil c'est pour ça que les femmes mouraient, elles étaient trop faibles. Chez nous on était 5 enfants, ma mère en a eu 14, 9 fausses-couches. Ma mère était pas assez forte pour les faire d'aplomb.

Dans votre ménage, aviez vous des moyens d'empêcher la famille ?

Tu battais au moulin dans grange, pis on jetait le grain dehors, la femme disait ôtes-toé, c'est dangereux !


J. A. Ouellette remarié à Lilian Kellum après le décès de Marie Leclaire [Mary] (1876-1917), mère de ses enfants, morte en couches à 42 ans, après avoir mis 15 enfants au monde. Photo album de famille NO.
Baie-Missisquoi vers 1930
famille élargie Joseph Alfred Ouellette


Saint-Prosper-de-Champlain, route de la Baie, balles de foin dans des charrettes nommées six roues, le mercredi 28 juin 2000, V002800062622a_800.

Saisons

Printemps, cerisiers, ours ] Printemps, eaux de fonte ] Printemps, eaux de fonte ] Printemps, grand ménage ] Printemps, temps des sucres ] Été, matin ] [ De juin à août, les foins ] Été, la fin ] Automne, novembre ] Hiver, givre à la fenêtre ] Hiver, givre au sol ] Hiver, le froid ] Hiver, glaces et calcaires ] Hiver, le Nord, le froid ] Hiver, neiges, neiges ] Hiver, pluie verglaçante ] Hiver, poudrerie ] Hiver, redoux, gels ]

Art de vivre au Québec

Introduction ] Boire et manger ] Chouchous, du coq à l'âne ] Courtepointe ] Coutumes et usages ] Médecine et santé ] Mots et parlures ] Plein air ] Saisons ] Savoir-faire ]


le mardi 4 juillet 2000 - le lundi 10 juillet 2000
le vendredi 14 juillet 2000 - le vendredi 26 août 2011 - le mardi 5 novembre 2013 - le samedi 5 avril 2014
constante mouvance de mes paysages intérieurs

 
mémoires enracinées dans le Québec du XIXe siècle, ramifiées dans le XXIe
 
20 ans de publications – 1 500 pages – 8 500 photos – 100 000 liens – Copyright © 1997-2017 – Tous droits réservés –  Revu le 2017-03-21
 

Publicité

Recensement des richesses végétales vasculaires naturelles de la vallée du fleuve Saint-Laurent, au Québec

florelaurentienne.com