Nichole Ouellette

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CHRONIQUE HEBDOMADAIRE
Art de vivre au Québec
Jordi Bonet (1932-1979)
Terre-Neuve et le Labrador
Salut gens de Terre-Neuve
En 1997, la province canadienne de Terre-Neuve commémore en grandes pompes les 500 ans du passage de John Cabot. Cette semaine, ma chronique rend hommage à un peuple travailleur, courageux et tenace, qui a du tcoeur au ventre selon l'expression de leurs voisins
madelinots, insulaires comme eux, compagnons de pêche à la
morue et de chasse aux loups marins dans les eaux du
golfe Saint-Laurent.
Un peu d'histoire
En 1497, le roi Henri VII charge Giovanni Caboto de naviguer à l'ouest en vue de découvrir de nouvelles terres. Sur le Matthew, une caravelle classique du
15e siècle, le marin italien met les voiles vers les « New Founde
Lande ».
L'histoire se souvient de Giovanni Caboto sous le nom de Jean ou John Cabot. Le 24 juin 1497, l'explorateur débarque et prend possession de
Terre-Neuve
au nom du roi d'Angleterre.
Au bout des terres, une œuvre magistrale !
Les 500 années de ce volet de l'histoire de Terre-Neuve coïncident avec les 30 ans d'une rotonde extraordinaire créée et fabriquée par Jordi Bonet, en 1967. J'ai déniché ce chef-d'œuvre au bout de la route
n° 430, à l'extrémité nord-est de l'île terre-neuvienne, dans le hall d'entrée du
Charles S. Curtis
Memorial Hospital, dans la baie de
Saint-Anthony, sur la côte atlantique.
Auteur de la célèbre murale du Grand Théâtre de Québec, Jordi Bonet dit ici sa vision des modes de vie des habitants, de la mer et de la terre de Terre-Neuve et du Labrador.
Lumières, textures et coloris.
Voici quatre d'une série de photos que j'ai prises le 16 juillet 1996.

Photo 960711/8.
| La pêche
Bras tendus vers le ciel, un pêcheur terre-neuvien salue l'abondance de la morue.
Les poissons tombent d'un filet derrière et autour de lui.
Des poissons sèchent au soleil sur deux Fish-Flakes.
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Photo 960711/12. |
La famille inuite
Le visage expressif de ce garçon porte à croire qu'il s'agit d'un portrait.
À droite, les bleus et les verts profonds s'inspirent de la labradorite, pierre semi-précieuse du pays, utilisée en joaillerie.
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Photo 960711/13. |
La famille inuite
Ces gens portent des vêtements traditionnels.
Le tapis rappelle leurs habiletés pour l'art et l'artisanat.
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Photo 960711/14. |
Les Indiens
Des éléments séparés composent cette section.
Raquettes au dos, deux femmes marchent dans un chemin.
Le long et faible rayon de lumière représente l'ouverture d'un teepee.
Sur l'étagère, comme dans une cabane, on voit des ustensiles de cuisine et un miroir. |
Jordi Bonet voit le jour à Barcelone, en Espagne, le 7 mai 1932. Il s'établit au Québec en 1954. La lumière et l'espace de son pays d'adoption l'inspireront jusqu'à la fin de sa vie.
Admirateur de Gaudí et de Miró, féru de mythologie et d'histoire, Jordi Bonet s'intéresse d'abord au dessin. Par la suite, il devient céramiste, puis muraliste et sculpteur mondialement reconnu. Une centaine de murales en céramique, en aluminium ou en béton figurent parmi son oeuvre. Ces murales se
trouvent en Amérique de Nord, en Afrique et en Asie.
En 1969, Jordi Bonet acquiert le manoir Rouville-Campbell, sur les rives de la rivière Richelieu, au Mont-Saint-Hilaire. Il installe ses ateliers dans les anciennes écuries.
Jordi Bonet meurt à Montréal, le 25 décembre 1979.
Poète du geste libérateur, créateur dynamique et lyrique, le
credo d'artiste de Jordi Bonet peut se résumer ainsi :
« l'art est l'écriture des visions à dire »
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le 8 août
1997
constante mouvance de mes paysages intérieurs
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