Poste de traite de Louis Hervieux
En décembre 1942, Florent Lafontaine, de Saint-Stanislas, visite sa sœur
Jacqueline, à Duplessis, en haut de La Tuque. Jacqueline pensionne chez les marchands Hervieux. Florent loge
chez eux.

Duplessis, décembre 1942. Cinq trappeurs autochtones
du peuple des Attikameks de Manouan et leurs raquettes de babiche, des
visiteurs. Photo : Florent Lafontaine. |
Le poste de traite
Un petit camp en bois rond construit par Hervieux, spécialement pour la traite
avec les Indiens. |
Âgé d'environ 50 ans à cette époque, Louis Hervieux tient à Duplessis un
magasin d'échange de fourrures avec son épouse Éva Lasanté.
Les échanges
Au poste de traite des Hervieux, les trappeurs échangent leurs fourrures
contre des marchandises de première nécessité.

Duplessis, décembre 1942. Florent Lafontaine
, devant
le poste de traite de Louis Hervieux.
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Peaux de renards roux et peut-être quelques visons.
Florent sous les pelleteries. |
Les trappeurs autochtones troquent leurs peaux de
renard roux et de vison
contre des manteaux, des gilets, de la farine, des fèves, du sucre, du sel, de la cassonade
(sucre roux), de la mélasse,
de la graisse en chaudière (shortning), du lard salé, des outils, des haches,
des couteaux, des munitions (cartouches), des allumettes et des cordages.
Charles Boivin, homme des bois
Charles Boivin travaille comme homme à tout faire au club privé
«Pin rouge», sur la rivière Matawin.
Il garde le territoire de chasse et pêche et entretient le chalet de Fred Wicker, un millionnaire américain.
Âgé d'environ 50 ans en 1944, Charles Boivin, originaire du Lac Saint-Jean,
habite seul sur le domaine. Il vit de manière si naturelle en forêt que Florent
Lafontaine, croit que Boivin est de descendance indienne. Son patron, Fred Wicker, un géant de près de
sept pieds (2,10 m), habite
New York où il est président de la compagnie de produits pharmaceutiques
Squibb.
Wicker séjourne sur son domaine deux à trois fois par année. Il
voyage avec des guides, des invités et parfois avec sa femme et ses enfants.
Au printemps, Fred Wicker organise des parties de pêche.
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À l'automne, Wicker chasse un peu, mais il apprécie particulièrement la palette des couleurs des feuilles. |

Charles Boivin et Jean Villeneuve, 4 ans, fils de Maurice et de Rose Linteau, lac Brown, décembre 1944. Devant la magasin de la
Consolidated Paper. Photo
Florent Lafontaine
. | L'hiver, Charles Boivin monte au lac Brown en raquettes ou en traîneau à
chien pour se ravitailler et rendre visite à ses amis, au magasin de la
Consolidated Paper corporation. |
Fred Wicker et ses invités arrivent en avion à Montréal. Des véhicules les
attendent à l'aéroport et les conduisent dans la région du lac La Pêche. De
là, ils voyagent en canots par une chaîne de lacs jusqu'à la rivière Matawin.
Les guides portent les canots, les provisions et les bagages sur les sentiers de portage entre les lacs.
Boivin, seigneur des lieux
Bon vivant et hospitalier, Charles Boivin accueille son patron
et ses invités avec chaleur, quatre ou cinq jours au printemps, quatre ou
cinq jours à l'automne. Entre temps,
il invite à sa table ses proches voisins et amis du bureau de la Consolidated
Paper corporation.
Un ou deux kilomètres séparent «Pin rouge» du dépôt de la compagnie au lac Brown.

Maurice Villeneuve
, commis de
district au bureau de la Consolidated Paper corporation,
au lac Brown, conduit l'attelage. Arrivée à la résidence de Fred Wicker, hiver 1947.
| Du dépôt du lac Brown à la résidence de Fred Wicker par un portage d'hiver, conduit par Maurice
Villeneuve.
En arrière, sa femme Rose Linteau, son fils Jean et Noëlla, la sœur de Rose.
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Bon cuisinier, Boivin pare sa table de lièvres, de perdrix et autres petits
gibiers qu'il chasse. Il excelle dans la pâtisserie et cuit son pain. Adroit pour travailler le bois, il sculpte
de petites « cup », tasses, dans les nœuds
des arbres. Il en porte toujours une attachée à la ceinture, pour boire aux sources.
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le lundi 26 février 2001
constante mouvance de mes paysages intérieurs
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