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Pour avoir accès de l'extérieur à la porte d'entrée, il fallait des marches et un perron surélevé. Cet élément architectural est devenu si populaire comme lieu de conversation, de repos ou de rangement du bois de chauffage, qu'il s'étendra sur toute la façade. Afin de protéger le balcon contre la pourriture en éloignant la pluie, et la neige, on a prolongé le toit par un larmier également utile pour protéger les gens des intempéries et du soleil. Le larmier est devenu de plus en plus profond, au point d'exiger son support par des colonnes de soutien. Cette excroissance a contribué à faire un toit distinctif de deux versants en forme de cloche. La pente du toit demeurait cependant prononcée pour éviter l'accumulation de neige. L'ajout de lucarnes a fait en sorte que le grenier est aussi devenu habitable. Efficacité énergétiqueÀ l'époque, l'utilisation du foyer pour la cuisson et le chauffage était peu efficace. Au cours de la seconde moitié du XVIIIe siècle, il y a eu une prolifération du poêle à combustion lente qui chauffait davantage et facilitait la cuisson. Cette innovation a permis une plus grande subdivision de la maison en pièces cloisonnées.Peu à peu, le haut rendement du poêle à bois a inspiré la naissance, au XIXe siècle de la cuisine d'été. Souvent placée sous le pignon, du côté est, comme tampon contre les grands vents d'hiver, la cuisine d'été servait aussi comme vestibule, garde-manger et espace de rangement durant la saison froide. L'augmentation de la capacité de chauffage a aussi donné plus de liberté dans le nombre, la grandeur et l'emplacement des fenêtres. Ainsi, la maison québécoise avait deux fois plus de fenêtres que la maison française qui l'a inspirée. Elle n'était pas alignée avec la route mais orientée plein sud, avec plus d'ouvertures sur cette façade ensoleillée pour tirer profit de la chaleur produite par l'astre du jour. Par contre, on minimisait les fenêtres balayées par le vent sur le côté nord et à l'étage. Puis, l'amélioration de la fabrication du verre a permis de réaliser des carreaux de fenêtre plus grands, Les fenêtres et les portes sont doublées afin de diminuer les infiltrations d'air. De plus, on protège l'accès par un tambour amovible, pour diminuer les courants d'air frais. Grâce à l'amélioration du chauffage, la maison québécoise pouvait devenir plus grande. Cela était d'ailleurs nécessaire pour les grandes familles et leurs activités quotidiennes, compte tenu des nombreuses heures passées à l'intérieur. En fin de compte, la maison québécoise a évolué pour constituer une richesse architecturale ayant son identité distincte. Elle raconte notre histoire commune et elle témoigne de l'évolution de la société... Et, le progrès technologique des années 2000 continuera certes de marquer sa conception. David Leslie est architecte spécialisé en conception de projets à caractère écologique. On peut le joindre au (418) 648-8168. Journal l'Habitation
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